Apertures

Installation sonore et visuelle interactive

Une sculpture sonore à explorer
Apertures est une sculpture sonore interactive invisible et impalpable… à découvrir et explorer par le geste et l’écoute.
Trois cadres suspendus, comme trois fenêtres ouvertes, offrent autant de points de vue différents sur un même paysage sonore à visiter.
Dans cet espace de jeu musical collectif, le public est invité à constituer un trio interprétant une composition ouverte et interactive.
Apertures est un dispositif musical sensible et réactif, questionnant la frontière entre lutherie numérique et installation interactive.
Les gestes, jusqu’aux plus infimes, sont captés et interprétés pour moduler et pétrir la matière sonore, révélant fragment par fragment une pièce électroacoustique à trois voix. Le visiteur est l’interprète, le geste est l’instrument, les sens du toucher et de la vue laissent place à l’écoute et à l’imagination…

Le dispositif
Un espace de jeu et d’interaction est matérialisé par trois cadres suspendus disposés en triangle. Trois fenêtres se faisant face, ouvrant sur un même paysage invisible, trois tableaux intangibles à explorer…
Chaque cadre est une porte d’entrée, une ouverture (« aperture ») invitant à visiter cet univers immatériel. Les cadres définissent les limites d’un volume dans lequel les mains sont captées, les gestes sont analysés et interprétés, pour modeler et pétrir la matière sonore. Une déambulation dans une pièce électroacoustique dont le visiteur est à la fois auditeur, spectateur et interprète.

Du geste à l’écoute
Apertures propose une expérience de jeu (musical) dans laquelle l’instrument aurait disparu… Pas d’interface, pas d’instrument visible, le geste instrumental est déconnecté de tout support ou contact matériel et physique. C’est aux visiteurs de découvrir et inventer les gestes qui créent la musique.
…et si les sens du toucher et de la vue étaient remplacés par… l’ouïe ?
Essayons de relier directement le geste à l’oreille en plongeant les mains dans un univers invisible dans lequel le geste est l’instrument.
L’action du visiteur n’est pas simplement de déclencher des sons, mais bien de jouer d’un instrument pour créer sa propre musique.
Ce dispositif, en apparence très simple, ne nécessite pas de mode d’emploi. La « courbe d’apprentissage » est très rapide : chaque geste créé du son. Mais les possibilités et variations sont immenses.
D’abord curieux, exploratoire, le geste devient naturellement instrumental. Chaque mouvement, même infime, capté jusqu’au bout des doigts, module et pétrit le son. Les modes d’interaction et les matériaux sonores sont extrêmement variés et contrastés, invitant chacun à façonner ses propres modes de jeu.
Il ne s’agit pas tant d’apprendre à jouer d’un instrument, mais plutôt d’inventer ses propres gestes musicaux en se laissant guider par l’écoute et le jeu collectif.

Invitation au jeu en trio / un instrument « social »
Apertures est un dispositif conçu pour être exploré et joué à plusieurs, en complémentarité les uns des autres.
Une structure à trois faces, trois fenêtres suspendues, trois instruments pour trois interprètes jouant chacun une voix d’une même composition, ou simplement improvisant ensemble.
Les trois membres d’un trio se complètent, sont essentiels, et… uniques ; chacun apporte ses propres timbres et matériaux sonores, sa personnalité et son énergie à l’élaboration d’une musique vivante commune.
Les visiteurs / participants sont ainsi conviés à partager ensemble un temps d’écoute et de création musicale collectif.
A travers ce dispositif, une forme de communication non verbale s’établit naturellement : on s’écoute, on s’observe, chaque geste apporte de nouveaux sons, propose de nouvelles idées qui viennent alimenter cette conversation polyphonique, participant naturellement à la construction d’une forme de composition instantanée collective.
L’interaction ne se fait pas uniquement avec le dispositif, mais aussi entre les participants eux mêmes.

Une sculture polymorphes
Apertures n’est pas un dispositif statique ; cette sculpture sonore donnée à explorer n’est ni unique ni figée : toute une palette de scènes distinctes est proposée, offrant la possibilité de découvrir et de jouer d’autant de situations musicales différentes.
Chaque scène est un nouvel univers sonore à explorer : matières concrètes à manipuler, extraits de pièces électroacoustiques, fragments musicaux empruntés à des trios de musiciens, paysages ou lieux imaginaires à visiter, …

Musiciens invités
Pour cette nouvelle version d’Apertures présentée à Musique Action 2015, j’ai invité 3 musiciens (Michel Doneda – saxophone soprano, Isabelle Duthoit – voix et clarinette, et Lê Quan Ninh – percussions) à venir nourrir le dispositif de leurs sons et de leurs sensibilités. Il ne s’agit pas simplement de leur emprunter leurs matériaux sonores, mais bien d’un travail collaboratif : nous avons ensemble analysé leurs modes de jeux, disséqué leurs instruments, parlé de leurs approches de l’improvisation, et conçu conjointement la manière de retranscrire leur musique dans le dispositif pour la donner à jouer au public.
Un grand merci à tous les trois pour cette très enrichissante participation !

Conception, composition et programmation : Mathieu Chamagne
Construction des cadres / haut-parleurs : Sébastien Servais

Production déléguée : Césaré – Centre national de création musicale de Reims / Coproduction CCAM – Scène Nationale de Vandœuvre, GMEA – Centre National de Création Musicale d’Albi / Participation : École Supérieure d’Art et de Design de Reims.

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Apertures @Césaré 2014 (maquette)

INSTALLATION SONORE ET VISUELLE INTERACTIVE

UNE SCULPTURE SONORE À EXPLORER

Apertures est une sculpture sonore interactive invisible et impalpable… à découvrir et explorer par le geste et l’écoute.
Trois cadres suspendus, comme trois fenêtres ouvertes, offrent autant de points de vue différents sur un même paysage sonore à visiter.
Dans cet espace de jeu musical collectif, le public est invité à constituer un trio interprétant une composition ouverte et interactive.
Apertures est un dispositif musical sensible et réactif, questionnant la frontière entre lutherie numérique et installation interactive.
Les gestes, jusqu’aux plus infimes, sont captés et interprétés pour moduler et pétrir la matière sonore, révélant fragment par fragment une pièce électroacoustique à trois voix. Le visiteur est l’interprète, le geste est l’instrument, les sens du toucher et de la vue laissent place à l’écoute et à l’imagination…

Maquette réalisée en février 2014 présentée publiquement dans le cadre du « Salon de curiosités » à Césaré, Centre national de création musicale à Reims, en février 2014.
(avec la participation des élèves de l’ESAD de Reims : construction des cadres)

> Le dispositif
Un espace de jeu et d’interaction est matérialisé par trois cadres suspendus disposés en triangle. Trois fenêtres se faisant face, ouvrant sur un même paysage invisible, trois tableaux intangibles à explorer…
Chaque cadre est une porte d’entrée, une ouverture («Aperture») invitant à visiter cet univers immatériel. Les cadres définissent les limites d’un volume dans lequel les mains et les doigts sont captés, les gestes sont analysés et interprétés, pour entrer en interaction avec un paysage d’objets sonores virtuels.
Seuls les cadres et les mains des instrumentistes sont rendus visibles par des jeux de lumières réagissant aux gestes captés et aux sons produits.
Une déambulation dans une pièce électroacoustique dont le visiteur est à la fois auditeur, spectateur et interprète.

> Du geste à l’écoute
Apertures propose une expérience de jeu musical dans laquelle l’instrument aurait disparu… Pas d’interface, pas d’instrument visible, le geste instrumental est déconnecté de tout support ou contact matériel et physique. C’est aux visiteurs de découvrir et inventer les gestes qui créent la musique. …et si les sens du toucher et de la vue étaient remplacés par… l’ouïe ? Essayons de relier directement le geste à l’oreille en plongeant les mains dans un univers invisible dans lequel le geste est l’instrument. L’action du visiteur n’est pas simplement de déclencher des sons, mais bien de jouer d’un instrument pour créer sa propre musique. Ce dispositif, en apparence très simple, ne nécessite pas de mode d’emploi. La « courbe d’apprentissage » est très rapide : chaque geste créé du son. Mais les possibilités et variations sont immenses. D’abord curieux, exploratoire, le geste devient naturellement instrumental. Chaque mouvement, même infime, capté jusqu’au bout des doigts, module et pétrit le son. Les modes d’interaction et les matériaux sonores sont extrêmement variés et contrastés, invitant chacun à façonner ses propres modes de jeu. Il ne s’agit pas tant d’apprendre à jouer d’un instrument, mais plutôt d’inventer ses propres gestes musicaux en se laissant guider par l’écoute et le jeu collectif.

 

“Procédés interactifs multimédia appliqués au spectacle vivant” CCAM 2012

PROCÉDÉS INTERACTIFS MULTIMÉDIA APPLIQUÉS AU SPECTACLE VIVANT
(formation à Max/MSP/Jitter)

avec Mathieu Chamagne

Dates : du 1er au 5 octobre et du 22 au 26 octobre (10 jours)
de 9h30 à 13h et de 14h à 17h30

Lieu : CCAM – Vandœuvre-lès-Nancy Places : 6

http://www.spectacle-vivant-lorraine.com/site/medias/_pdfs/stages/PRF_12/Artistique/Procedes_interactifs.pdf Lire la suite

Le poème de la rupture

Spectacle interactif

Le Poème de la fin est un long poème de rupture écrit par Marina Tsvétaïeva entre le 1er février et le 08 juin 1924. Le héros en est Konstantin Rodzevitch, jeune officier russe qui était aussi l’ami de son mari, dont elle s’éprend d’un amour fou à l’automne 1923, mais qui la décevra en quelques semaines. Leur rupture intervient fin décembre 1923. Sur le plateau, face à face, un corps vocal et un corps dansant en dialogue avec la figure masculine incarnée par le dispositif sonore. Les mots de Tsvétaïeva vacillent entre français et russe. Le public entoure cet espace quadriphonique où le jeu est en permanence sur le fil… Une instabilité qui provoque une tension basée sur l’écoute, à l’image de cette ultime promenade de l’homme et de la femme dans la nuit urbaine.

texte Marina Tsvétaïeva (Le Poème de la fin) / danse Aurore Gruel / voix Marie-Noëlle Brun / création et spatialisation sonores Mathieu Chamagne / lumière Olivier Irthum

production Cie Vents d’Est
coproduction CCAM-scène nationale de Vandœuvre, Cie Ormone
avec le soutien du Conseil Régional de Lorraine, Conseil Général de Meurthe et Moselle

création au CCAM-scène nationale de Vandœuvre en novembre 2011

dossier de presse

KEM

KEM* ou l’alchimie des sons

À l’occasion de la Fête de la Science, le GMEA présente une installation ludique et scénarisée, allégorie des processus chimiques : réaction/ transformation/ interaction modifient l’identité des particules ou molécules de matière.

Ici, les constituants de la matière sont des sons. Captés par une caméra infrarouge, les mouvements du public donnent l’énergie aux fluctuations sonores dont les comportements sont visualisés en image, c’est la réaction.
Les molécules sonores traversent alors des « nuages d’effets » qui transforment le timbre, la couleur, l’espace des sons : c’est la transformation.
Les girations cahotiques des « cellules de sons » impulsées par les modèles physiques provoquent des télescopages entre les molécules sonores qui bouleversent alors le paysage sonore entendu : c’est l’interaction.

conception & réalisation : Mathieu Chamagne
avec la participation de Théo de la Hogue, Julien Rabin, Thierry Besche et Benjamin Maumus.

Médiation : David Lataillade

Avec le soutien de Science Animation, VOA – Verrerie d’Albi et Le Pontié.

* Pour certain étymologistes, « Chimie » proviendrait de l’arabe al Kemi (littéralement « La Kemia », la chimie), venant du grec Khemeia (qui signifie magie noire), mot lui-même emprunté à l’Egyptien ancien « Kem », qui désigne la couleur noire.

Entrez sous la tente KEM, jouez avec les modèles physiques, plongez au cœur du magma, impulsez les molécules de son, fabriquez la matière et improvisez votre musique !